Witty Star

Mathieu Walter réalise ici une série pop Art prenant comme référence la célèbre étoile du « Walk of fame ». Au gré de la position du spectateur, l’œuvre cinétique révèle tour à tour citation et personnages cultes, dans une douce alternance qui nous dévoile une facette de sa personnatité et interroge.
Car son graphisme connu de tous interpelle. Le Hollywood Boulevard et ses stars intemporelles fait partie de ces lieux mythiques qui évoquent inmmanquablement à chacun les émotions d’un film, d’un concert ou d’un roman, tous aimés avec passion.
L’artiste fait volontairement déborder le portrait de l’étoile hollywoodienne pour évoquer l’aspect « hors cadre » de ces légendes.
Ici, l’étoile ne célèbre pas la gloire conformiste, mais la subversion; une forme d’ironie visuelle, une récompense offerte à un outsider.

Compositions cinétiques s’inspirant de l’esthétique des étoiles du Hollywood Walk of Fame, se présentent à la fois comme une parodie ironique et une revendication artistique. L’étoile rose aux contours dorés sur un fond noir constellé de taches blanches imite le granit scintillant emblématique du trottoir de Los Angeles. En son centre, une citation parfois provocatrice, souvent ironique, sur le fil subtil de l’autodérision.

Esthétique pop et hommage détourné :

L’utilisation d’une étoile rappelle immédiatement les icônes de la culture populaire hollywoodienne. Pourtant, ici, cette étoile ne célèbre pas la gloire conformiste, mais la subversion. Le texte en lettres capitales dorées introduit une tension entre reconnaissance et autodérision.

Voix contestataire dans un écrin de gloire :

L’œuvre joue sur le contraste entre la reconnaissance (symbolisée par l’étoile) et la marginalité (le ton souvent rebelle de la citation). L’étoile devient alors une forme d’ironie visuelle : une récompense offerte à un outsider.

Conclusion critique :

Cette œuvre, sous des dehors humoristiques, interroge en profondeur notre rapport à l’art, à la reconnaissance, et à l’expression individuelle. À travers un détournement visuel simple mais puissant, elle rend hommage à tous ceux qui créent en dehors des cadres académiques. En cela, elle s’inscrit dans une lignée de critique punk/pop, à la fois lucide, mordante et touchante

Albert Einstein

Einstein

Alfred Hitchcock

Alfred

Audrey Hepburn

Audrey

Brigitte Bardot

Brigitte Bardot

Conor Mc Gregor

Conor Mc Gregor

Elvis Presley

Elvis Presley

Grace Kelly

Grace Kelly

Jack Nicholson

Jack Nicholson

James Dean

James Dean

Jean Claude Van Damme

Jean Claude Van Damme

Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld

Kate Moss

Kate Moss

Marilyn Monroe

Marilyn Monroe

Marlon Brando

Marlon Brondo

Michaël Jackson

Michaël Jackson

Mohamed Ali

Mohamed Ali

Napoleon Bonaparte

Napoleon Bonaparte

Paul & John

Paul John

Salvador Dali

Salvador Dali

Portrait

Mathieu Walter commence à travailler à l’âge de 18 ans en tant qu'assistant auprès de plusieurs photographes de mode et de publicité parmi lesquels Jean-François Aloïsi et Fred Carol. Parallèlement, il suit des études d’Arts plastiques à Paris. Photographe des défilés Haute couture pour les maisons Nina Ricci, Torrente, Hanae Mori, il réalise ensuite de nombreux portraits de personnalités (Sonia Rykiel, Emma Thomson, Dustin Hoffmann, Garry Kasparov) pour des magazines internationaux. Il élabore un travail photographique personnel qui fera l’objet, grâce à une rencontre déterminante avec Sophie Bernardin alors directrice du Crazy Horse, d’une première exposition à Paris, ensuite présentée à Singapour.

L’artiste s’interroge ici sur la notion d’intimité. Comment la définir aujourd'hui ? Quelle place occupe-t-elle dans un monde ou l’Homme propage son image sans frontières ni barrières, où il se donne à voir, devient extérieur ? 

Depuis 2004, Mathieu Walter expose régulièrement à Paris, Genève, Londres, Monaco, Megève, Cannes, Gstaad, Verbier, Venise.